album

  • transparence végétale

    Exposition à la mauvaise herbe Montmirey le château

  • disparition effacement oubli

    Il semble que nous nous construisons de notre relation aux autres, l'état de la société nous affecte alors particulièrement. Des instants qui peuvent paraître désespérés, il faut malgré tout chercher la gaieté dans le mouvement, la couleur, les matières. Pas si désespéré donc... 3 diptyques 24x30, cyanotypes sur papier avec insertion de végétal et de pigments 

  • silence

    Le silence de cet entre deux quand le moment d’avant n’est presque plus et celui d’après pas encore. Le temps du silence après le fracas de la déchirure, l’attente, les mots suspendus, le repos, autant de situations silencieuses qui m’interrogent. Je ne sais pas très clairement pourquoi, peut-être le goût de l’instant.

  • histoire pêle-mêle

    marqué par la lumière, vidée de sa matière,       restent les pierres...en passant, l'oeil accroche un détail ils dominaient leur ville, elle est descendue dans le  sud, il est allé au nord...                 porté par l'air, un souvenir reste gravé déployés en vert et bleu, longtemps ils se sont côtoyés, l'oeil se souvient...de la douceur bleue                                le pigeon au-dessus, en-dessous les points de lumière

  • instants

    exposition dans la société Omwave (Montrouge)....                                                                          La photo captée par le smartphone s’écoule sur la surface du papier, les pixels se mêlent aux fibres, les images électroniques et la pâte fusionnent. L’impression, acte de fusion, modifie sensiblement l’image électronique. L’encre, aspirée, glisse et s’étire sur la surface et dans la pâte atténuant le contraste. L’image devient plus douce, s’apaise. Du rapport intime du  numérique et du papier (traditionnel support d’expression) naît une nouvelle image.

  • à propos d'eau

    Je suis fasciné par ce sentiment paradoxal de l'eau créatrice, essentielle, enveloppante, protectrice mais source d'angoisse, envahissante, meurtrière, à la fois ténébreuse et lumineuse. Enfant, elle m’a toujours angoissé, impossible de franchir la pellicule miroitante pour m'immerger. Petit à petit, au rythme des vagues, j'ai pu me laisser porter sans appréhension, puis est venu le moment du relâchement et de la complicité.   Porté, abandonné, je goûte au plaisir de sa fraîcheur.   Il est alors temps de me laisser aller à la rêverie comme le promeneur de Rousseau, de me laisser porter par mes songes guidé par les ondoiements, les tremblements aquatiques, les oscillations, entre la chaleur de la pierre et la  douceur de l'eau. J’entre dans le motif, comme on entre dans la mer, en apnée, pour côtoyer l'intime jusqu'à atteindre les formes fantasmées, ses propres formes fantasmées. En écho, les lignes de sève ont conservé le mouvement ondoyant du fluide, elles l'ont figé comme pour nous laisser l'observer, nous l'offrir. Lentement, en silence, il s'installe et façonne l'écorce. La lumière le met alors en relief et dessine les rêves du promeneur.     J'explore les traces que laisse le temps, le voile de l'encre et des sels d'argent de la photographie, cette représentation qu’on veut montrer de la réalité, je privilégie les images en noir et blanc pour m’en émanciper.

  • journal

    Journal de mars et avril 2020

  • sur la route

    Il y a longtemps, je regardais les étoiles, la joue collée à la vitre de la voiture qui parcourait le bitume.                                        Maintenant, je suis du regard ses aspérités et les méandres de ses fissures. Il y a deux siècles la photo n'existait pas, peu de moyens de connaître son corps d'enfant                                                                                              ou l'environnement dans lequel il baignait.               Aujourd'hui, le passé se reconstruit sur les photos de famille.                                                     On s'invente une mémoire, on oublie qu'on a oublié. Les heures écoulées et les kilomètres sont immédiatement accessibles par l’image ou le plan                                                                    qui offrent leur propre représentation du chemin parcouru.   Traces sur le bitume, route codifiée, mémoire conditionnée, temps fusionnés.                                                                                                  Le paysage a défilé.   La route et ses traces, le temps et la mémoire photographies argentiques sur papier baryté

  • harmonie

    Des cyanotypes réalisés à partir de photographies numériques, deux techniques distantes de plusieurs décennies, l'une appartenant au siècle de l'industrialisation, l'autre à celui de la numérisation, rassemblées sur le thème de l'harmonie. Idée illustrée par des prises de vue sur le terrain, celui du végétal et du minéral, de l'eau et de la lumière, les forêts des Vosges et du Morvan. En filigrane, le temps, long, très long, nécessaire à la symbiose et en décalage avec celui de notre époque. Une cohabitation silencieuse, naturelle, fluide, une rencontre lente et douce faisant naître une création harmonieuse dans laquelle la nature de chaque élément reste visible.